en ce jour d'automne frisquet, cela vaut sans doute mieux que d'être imberbe.
Mais comme je suis de mauvais poil, j'envoie valser et valdinguer.
J'envoie promener les spiritualités et leur air de gourou pour parler d'amour et de bon sens. Les prometteurs de merveilles et d'apocalypses qui nous détournent les yeux du simple, sublime et terrible quotidien.
J'envoie ballader les mots en isme, les pensées érigées en système, les rituels et l'egoterisme, et puis même cette histoire de part de divinité en nous.
Franchement, avant de se considérer divin, même en partie, ne devrions-nous pas essayer d'être simplement humains?
Avant d'aborder les grands concepts, sommes-nous sûrs de savoir vivre avec bienveillance, en agissant avec un minimum de gentillesse?
Oh oui, je sais, etre gentil, c'est comme être niais, dit-on. Quel détournement de sens, non, quand on y pense?
Mais ca aussi j'envoie au loin.
Parce que je suis de mauvail poil.
Et que dans ces cas là, j'aime. Plus simplement, et donc plus fort encore.
C'est normal.
Le poil, ca tient chaud.
Et moi j'ai pas fini d'essayer d'être plus humain.