Texte libre

Lundi 22 octobre 2007
Je suis de mauvais poil.

en ce jour d'automne frisquet, cela vaut sans doute mieux que d'être imberbe.

Mais comme je suis de mauvais poil, j'envoie valser et valdinguer.

J'envoie promener les spiritualités et leur air de gourou pour parler d'amour et de bon sens. Les prometteurs de merveilles et d'apocalypses qui nous détournent les yeux du simple, sublime et terrible quotidien. 

J'envoie ballader les mots en isme, les pensées érigées en système, les rituels et l'egoterisme, et puis même cette histoire de part de divinité en nous.

Franchement, avant de se considérer divin, même en partie, ne devrions-nous pas essayer d'être simplement humains?

Avant d'aborder les grands concepts, sommes-nous sûrs de savoir vivre avec bienveillance, en agissant avec un minimum de gentillesse?

Oh oui, je sais, etre gentil, c'est  comme être niais, dit-on. Quel détournement de sens, non, quand on y pense?

Mais ca aussi j'envoie au loin.

Parce que je suis de mauvail poil.

Et que dans ces cas là, j'aime. Plus simplement, et donc plus fort encore.

C'est normal.

Le poil, ca tient chaud.

Et moi j'ai pas fini d'essayer d'être plus humain.

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Lundi 22 octobre 2007

Parfois, il nous faut un petit séisme, un tremblement de rêve, pour nous rappeller à notre humanité toute simple.  On passe par le moulin, et la cosse de la graine se casse pour révéler son coeur fertile.

Tous les jours il y a de l'amour à donner. Tous les jours la vie peut être belle.

Trop souvent elle ne l'est pas car trop de gens voient un intérêt personnel a ce que la discorde perdure.

J'ai envie de dire à ceux qui jouent avec les rêves et les émotions des autres qu'ils devraient prendre le temps de regarder autour d'eux : ils sont déjà seuls.

On dit que ceux qui entretiennent, jour après jour, la part de réel qui leur est confiée sauvent le monde sans le savoir.

Je crois que je vais y penser sérieusement.

Je vais peut-être devenir celui qui couvre les racines d'un arbre en hiver.

Celui qui place des mangeoires pour les oiseaux.

Celui qui donne un peu de chaleur au chat errant.

Celui qui aime les siens et y oublie son ego, car c'est là que commence l'amour comme force inaltérable de l'univers.

 

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Mercredi 21 mars 2007

Le problème avec notre âme d'enfant,

c'est que si on a peur de la perdre,

ou même si on réfléchit à comment ne pas la perdre,

il est déjà trop tard...

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Mardi 20 mars 2007

J'écris dans mon éphéméride

la simple beauté des jours vides

Le jour où le printemps viendra

si l'oiseau s'envolera

ou pas

 

C''est pas vraiment un agenda

Je n'ai pas de repas d'affaires

j'y note plutôt, pas à pas

comment je marche sur la terre

 

Comment l'hiver s'est installé

et comment il s'en est allé

si l'oiseau s'est envolé

ou s'il est resté...

 

 

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