Lundi 22 octobre 2007
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23:00
Je suis de mauvais poil.
en ce jour d'automne frisquet, cela vaut sans doute mieux que d'être imberbe.
Mais comme je suis de mauvais poil, j'envoie valser et valdinguer.
J'envoie promener les spiritualités et leur air de gourou pour parler d'amour et de bon sens. Les prometteurs de merveilles et d'apocalypses qui nous détournent les yeux du simple, sublime et terrible quotidien.
J'envoie ballader les mots en isme, les pensées érigées en système, les rituels et l'egoterisme, et puis même cette histoire de part de divinité en nous.
Franchement, avant de se considérer divin, même en partie, ne devrions-nous pas essayer d'être simplement humains?
Avant d'aborder les grands concepts, sommes-nous sûrs de savoir vivre avec bienveillance, en agissant avec un minimum de gentillesse?
Oh oui, je sais, etre gentil, c'est comme être niais, dit-on. Quel détournement de sens, non, quand on y pense?
Mais ca aussi j'envoie au loin.
Parce que je suis de mauvail poil.
Et que dans ces cas là, j'aime. Plus simplement, et donc plus fort encore.
C'est normal.
Le poil, ca tient chaud.
Et moi j'ai pas fini d'essayer d'être plus humain.
C'est déjà tellement, et si peu.
S'accepter. Respirer. Etre en harmonie avec son coeur. Etre avec soi, être en soi.
Arrêter de croire. Arrêter de parler.
Ecouter la plénitude d'un silence dans lequel résonne le battement du Coeur.
Douce nuit*¨*
*
C'est marrant...
Je n'avais encore jamais lu un si joli texte sur le mauvais-poilisme...
:)
Merci !
^^
Des bisous elfiques*¨*¨¨*
*
Je ne partage pas ton point de vue.
La question n’est pas de « se considérer divin, même en partie ».
La question est de savoir si, oui ou non, l’homme a une part de « divinité » en lui.
Ou de « sacré ».
Ce n’est pas une « considération ».
C’est une recherche du vrai.
De l’universel.
De l’essentiel.
Poser la question, comme tu le fais, c’est y répondre.
En « très grande ligne », l’histoire « de l’humanité » est dans ce sens : ne pas accepter cette part de sacré qui fait que, précisément, l’homme n’est pas qu’un animal.
Et encore… Je n’oserai pas jurer que c’est le privilège du seul homme. Cette part de sacré…
Vouloir « essayer d'être simplement humains » ?
Sans ce « sacré » ?
Pas beaucoup de sens je trouve. Et à l’appui de ce que je trouve, il y a quelques milliers d’années d’histoire qui l’attestent…
Tu veux combien d’exemples ? Et dans notre vie de tous les jours ? A toi et à moi ?...
Non, je pense que vouloir « essayer d'être simplement humains », en « envoyant au loin… » comme tu dis, cette part de sacré conduit inévitablement à ce que tu sembles rejeter : la primeur de l’égo.
La gentillesse et la bienveillance, essentielles effectivement, si elles ne sont « motivées » que par l’égo n’a aucun intérêt. Aucun.
Seule l’intégration de notre partie profonde « sacrée » permet d’éviter ce piège.
Ni la philosophie (quoi que..), ni la psychologie, ni aucune autre « science » ne l’évitera.
Seule l’écoute de « notre être profond » permets de répondre à la question, qui est en fin de compte c’est la seule question qui est intéressante : « qui suis-je ».
Et du début de réponse à cette question découlera ce dont tu sembles, et bien heureusement, vouloir : être humain. Simplement humain. Mais vraiment humain.
Sans rancune ?
Patrick.